Comprendre les avis bleus

Qu'est-ce qu'une notice bleue d'INTERPOL ?

Une notice bleue est émise par le Secrétariat général d’INTERPOL à la demande du Bureau central national (BCN) d’un pays membre. Elle a pour objectif de recueillir des informations supplémentaires sur l’identité, la localisation ou les activités d’une personne dans le cadre d’une enquête criminelle. Contrairement à une notice rouge, qui vise l’arrestation provisoire d’une personne identifiée, une notice bleue sert de demande d’assistance et de partage d’informations entre les 196 pays membres d’INTERPOL. La suppression d’une notice bleue est possible par le biais d’une requête officielle adressée au CCF, mais il est indispensable, dans un premier temps, de comprendre le fonctionnement de cette notice.

En vertu de l'article 88, paragraphe 1, du Règlement sur le traitement des données (RPD), des avis bleus peuvent être émis à trois fins spécifiques : obtenir des informations sur une personne recherchée dans le cadre d'une enquête pénale, localiser une personne recherchée ou identifier une personne recherchée. Ce sont là les seuls motifs autorisés. Un avis bleu qui ne relève pas de ces trois catégories est dépourvu de fondement juridique valable au regard des règles d'INTERPOL.

L'article 88, paragraphe 2, ajoute des conditions supplémentaires. La personne visée par la notification doit avoir un statut bien défini dans le cadre de l'enquête pénale : condamnée, mise en examen, suspect, témoin ou victime. Le BCN requérant doit également fournir « des informations suffisantes concernant l'enquête pénale ou la personne concernée pour permettre une coopération efficace » (article 88, paragraphe 2, points a) et c), du RPD). De vagues références à des procédures en cours ne satisfont pas à cette exigence.

En quoi les avis bleus diffèrent-ils des avis rouges ?

La distinction entre une « Blue Notice » et une « Red Notice » est importante. Une « Red Notice » demande à tous les pays membres de localiser et de placer en détention provisoire une personne en attendant son extradition. Elle nécessite un mandat d'arrêt valide ou une décision judiciaire. Une « Blue Notice » n'impose aucune de ces conditions. Elle ne vise pas l'arrestation. Elle ne nécessite ni mandat d'arrêt ni mise en accusation définitive. Le seuil de preuve requis est moins élevé, ce qui reflète son objectif d'enquête plutôt que coercitif.

Ce seuil moins élevé ne signifie pas pour autant que les avis bleus soient anodins. Ils indiquent qu’une personne présente un intérêt pour les services répressifs d’un autre pays, et les conséquences concrètes peuvent être considérables. Il est essentiel de noter qu’un avis bleu précède souvent un avis rouge. Les informations recueillies dans le cadre de la procédure d’avis bleu peuvent être utilisées ultérieurement pour justifier la publication d’un avis rouge ou la diffusion d’un avis de recherche. Réagir rapidement à un avis bleu peut constituer une décision stratégique ayant des conséquences à long terme. D'autres types de notices, telles que les notices vertes, remplissent des fonctions totalement différentes et sont régies par des dispositions distinctes du RPD.

Avis bleus et diffusions

Tout comme pour les avis rouges, les informations sur lesquelles repose un avis bleu peuvent également être diffusées sous forme de diffusion. En vertu de l’article 99(3) du RPD, un BCN doit recourir à une diffusion plutôt qu’à une notice lorsqu’il souhaite limiter la diffusion à certains pays ou restreindre l’accès aux données. Les diffusions sont soumises aux mêmes exigences légales que les notices en vertu du RPD, y compris le respect des articles 2 et 3 des Statuts d’INTERPOL. Les deux peuvent faire l’objet d’un recours par le biais de la même procédure de requête auprès de la CCF.

Problèmes liés au voyage

Les autorités peuvent vous interroger lors d'un voyage à l'étranger ou au moment de la demande de visa. Les agents des services frontaliers qui consultent les bases de données d'INTERPOL verront la notice bleue et pourront vous placer en détention pour vous interroger, retarder votre entrée sur le territoire ou signaler vos déplacements au pays requérant. Certaines demandes de visa peuvent être purement et simplement refusées.

Atteinte à la réputation

Le fait d'être impliqué dans une enquête policière internationale peut avoir de graves répercussions sur la réputation. Les vérifications d'antécédents, les procédures de diligence raisonnable et la couverture médiatique peuvent mettre en lumière ce lien, ce qui peut nuire aux perspectives d'emploi, aux relations commerciales et à la réputation professionnelle.

Secteur bancaire et conformité

Les établissements financiers effectuent des vérifications de conformité à l'aide des bases de données d'INTERPOL. Une notice bleue peut entraîner un renforcement des mesures de vigilance, des contrôles des comptes et, dans certains cas, le refus de fournir des services bancaires. Ces conséquences sont d'autant plus graves si vous occupez des fonctions de direction ou si vous êtes propriétaire effectif d'une entreprise.

Risque d'escalade

Une notice bleue précède souvent une notice rouge. Les informations recueillies dans le cadre de la procédure de notice bleue peuvent servir à étayer le dossier en vue d'une arrestation et d'une extradition. Ne pas contester une notice bleue permet au pays requérant de rassembler les éléments dont il a besoin pour passer à l'étape suivante.

Fondements juridiques

Motifs de contestation d'un avis bleu

Malgré un seuil de preuve moins élevé, les avis bleus peuvent faire l'objet d'une contestation tant sur le plan procédural que sur le fond. L'avis doit toujours être lié à une enquête en cours, et la personne concernée doit au moins avoir le statut de suspect dans le cadre de cette enquête. Lorsque ces conditions ne sont pas remplies, ou lorsque l'avis enfreint les règles d'INTERPOL, il existe des motifs clairs justifiant une demande de suppression.

Irrégularités de procédure

Si la BCN requérante ne fournit pas suffisamment d'informations factuelles établissant un lien entre la personne concernée et l'enquête, ou si les données fournies ne présentent pas de pertinence pour l'enquête pénale, la notification peut être jugée non valable au regard du RPD. L'article 88 exige que des données suffisantes soient fournies pour garantir l'efficacité de la coopération demandée. Des allégations génériques ou vagues ne satisfont pas à cette exigence.

Article 3 : Motivation politique

L'article 3 des statuts d'INTERPOL interdit toute intervention à caractère politique, militaire, religieux ou racial. Lorsqu'une notice bleue repose sur des allégations à caractère politique, elle peut enfreindre cette interdiction. La question déterminante est de savoir si la dimension politique l'emporte sur la dimension pénale ordinaire, ce qui doit être évalué au regard du critère de prédominance fondé sur sept facteurs prévu à l'article 34, paragraphe 3, du RPD.

Article 2 : droits de l'homme

L'article 2, paragraphe 1, exige que les activités d'INTERPOL respectent la Déclaration universelle des droits de l'homme. Les notices bleues présentant un risque potentiel de persécution ou de procès inéquitable enfreignent cette exigence. Les refus d'extradition prononcés par les juridictions de pays tiers pour des motifs liés aux droits de l'homme revêtent une importance particulière.

Aucune enquête en cours

Une « Blue Notice » doit être liée à une enquête pénale en cours. Lorsque la procédure à l'origine de cette notification a été clôturée, classée sans suite ou que le délai de prescription a expiré, le traitement continu des données n'a plus de justification valable. Le CCF évaluera si l'enquête justifiant la « Blue Notice » est toujours véritablement en cours.

Statut de sujet insuffisant

L'article 88, paragraphe 2, exige que la personne visée par une notification bleue soit condamnée, mise en examen, suspecte, témoin ou victime dans le cadre de l'enquête concernée. Si la personne ne répond à aucun de ces critères, la notification bleue ne remplit pas les conditions d'émission prévues par le RPD.

Litiges commerciaux ou civils

Les avis bleus découlant de litiges privés ou commerciaux peuvent ne pas présenter les caractéristiques d'une véritable enquête pénale. Les différends contractuels présentés comme des cas de fraude ou de détournement de fonds, notamment lorsqu'ils impliquent des partenaires commerciaux, des investisseurs ou des transactions transfrontalières, soulèvent des questions de conformité lorsque le litige sous-jacent est essentiellement de nature civile.

CCF-2018-10 — Suppression

Une « Blue Notice » émise pour des accusations de corruption a été supprimée après que la CCF a conclu que l'affaire revêtait un caractère essentiellement politique. Le requérant, qui avait été nommé à un poste gouvernemental par les opposants au parti au pouvoir, a été pris pour cible à la suite d'un changement de gouvernement. Des irrégularités de procédure sont venues étayer cette conclusion : le requérant n'a jamais été informé de l'enquête, et la « Blue Notice » a été utilisée avant sa publication pour justifier sa détention. La CCF a également estimé que les preuves reliant le requérant à l'infraction présumée étaient insuffisantes.

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CCF-2018-11 — Maintenu

Deux demandeurs ont contesté des avis bleus émis pour fraude, faisant valoir que l’affaire relevait de la sphère commerciale. La CCF a rejeté l’argument du litige commercial, estimant que les faits allégués allaient au-delà d’un simple désaccord contractuel. Surtout, la CCF a précisé qu’une notification bleue exigeait uniquement que la personne concernée ait le statut de suspect au sens de l’article 44, paragraphe 1, point c), du RPD, et non qu’un mandat d’arrêt ait été émis. L’enquête étant confirmée comme étant en cours et le lieu de séjour des requérants étant inconnu, les notifications bleues répondaient à un objectif légitime.

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CCF-2024-01 — Mis à jour

Une contestation portant à la fois sur des avis bleus et des avis jaunes liés à une affaire d'enlèvement familial. La requérante a fait valoir qu’il s’agissait d’un litige familial privé. La CCF n’a pas suivi cet argument, estimant que l’infraction pénale était distincte du litige sous-jacent relatif à la garde des enfants. La décision a confirmé que le niveau de preuve requis pour les avis bleus est moins élevé que pour les avis rouges : alors qu’un avis rouge exige une description claire des infractions, un avis bleu doit seulement démontrer l’existence d’un motif d’enquête valable. Les arguments de la requérante fondés sur l’article 2 ont été rejetés, en partie parce que son propre comportement, consistant à fuir la juridiction, avait contribué aux problèmes de procédure dont elle se plaignait.

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CCF-2025-04 — En cours

Le requérant a contesté une «Blue Notice» émise pour trafic de stupéfiants, invoquant une homonymie. Le BCN requérant a vérifié l’identité du requérant à l’aide de données biométriques et biographiques, et la CCF a rejeté la demande. Le requérant a également soulevé des préoccupations au titre de l’article 2, fondées sur des critiques générales à l’égard du système de justice pénale du pays requérant. La CCF a rejeté cet argument, estimant que des critiques générales ne suffisaient pas en l'absence de preuves spécifiques au cas d'un risque pour la personne concernée. La décision a également confirmé que la CCF n'évalue pas la culpabilité ou l'innocence.

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Étape 1

Demander l'accès à l'avis bleu

Avant de pouvoir contester une notification bleue, vous devez savoir exactement quelles informations INTERPOL détient. La première étape consiste à adresser une demande d'accès au CCF, en demandant à INTERPOL de confirmer l'existence ou non de ces données et de fournir les détails de la notification, notamment son fondement et si elle respecte les critères énoncés à l'article 88 du règlement général sur la protection des données (RGPD).

Depuis mars 2026, toutes les demandes doivent être déposées via le portail en ligne dédié du CCF. Les demandes envoyées par courrier électronique ou postal ne sont plus acceptées. La demande doit comporter des informations d'identification suffisantes (nom complet, date de naissance, nationalité, numéros de passeport ou de pièce d'identité) et être rédigée dans l'une des langues de travail d'INTERPOL (arabe, anglais, français ou espagnol). Veuillez joindre une procuration signée si vous agissez par l'intermédiaire d'un avocat.

Le délai statutaire est de quatre mois à compter de la recevabilité. En pratique, le Rapport annuel d'activité 2024 de la CCF a confirmé que 70 pour cent des demandes d'accès ont dépassé ce délai.

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Étape 2

Préparer et déposer la demande de suppression

Une fois que vous avez reçu la réponse à votre demande d'accès et que vous avez pris connaissance des détails de l'avis bleu, l'étape suivante consiste à déposer une demande officielle de correction ou de suppression via le portail CCF. Cette demande doit être soumise séparément de la demande d'accès.

Conformément aux règles de procédure modifiées (mars 2026), un maximum de 20 annexes peut être téléchargé via le portail. Chacune doit être clairement identifiée et mentionnée dans les arguments. Lorsque des documents sont publiés sur des sites web librement accessibles, il convient de citer l'URL plutôt que de télécharger le fichier PDF, afin de réserver les emplacements d'annexes aux documents qui ne figurent que dans le dossier de l'affaire.

Arguments juridiques : L'argumentation doit exposer clairement en quoi l'avis bleu enfreint les règles d'INTERPOL ou les normes juridiques internationales. Il convient de se référer à des dispositions spécifiques du RPD (en particulier l'article 88) et des statuts d'INTERPOL (articles 2 et 3). Il faut aborder les conditions d'émission et démontrer qu'elles ne sont pas remplies.

Pièces justificatives : décisions de justice, refus d'extradition, documents relatifs au contexte politique, preuves attestant que l'enquête est close ou que la personne concernée ne remplit pas les conditions requises. Tous les documents doivent être rédigés en arabe, en anglais, en français ou en espagnol.

Le délai légal est de neuf mois. La BCN requérante a la possibilité de présenter ses observations avant que le CCF ne rende sa décision.

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Étape 3

Mesures provisoires

En cas d'urgence, la CCF peut ordonner des mesures provisoires, telles que le blocage ou la restriction de l'accès aux données, pendant l'examen de la requête complète. Pour cela, il faut démontrer l'urgence de la situation et établir une présomption de non-respect des règles d'INTERPOL.

En ce qui concerne les avis bleus, les mesures provisoires peuvent s'avérer particulièrement pertinentes lorsque la personne concernée risque de voir son avis transformé en avis rouge à tout moment, ou lorsque les données sont activement utilisées pour justifier des mesures dans des pays tiers, telles que le gel des avoirs ou le refus de visa.

Otherside peut demander des mesures provisoires dès lors que l'urgence est établie.Mesures provisoires
Étape 4

La décision de la CCF

Le CCF examine la requête, la réponse du BCN et l’ensemble des documents. Il évalue si les données sont conformes aux règles d’INTERPOL : les articles 2 et 3 de la Constitution, les exigences en matière de qualité des données prévues par la RPD, ainsi que les conditions énoncées à l’article 88 pour l’émission d’une notice bleue. Sur la base de cette évaluation, il peut ordonner la suppression, la conservation ou la modification des données.

Les décisions de la Commission de contrôle des fichiers (CCF) sont contraignantes pour INTERPOL. Si la suppression est ordonnée, le Secrétariat général doit retirer la notice et toutes les données associées du système d'information d'INTERPOL.

Si le CCF se prononce contre la suppression, l'article 42 des statuts du CCF prévoit révision lorsque de nouveaux faits apparaissent qui n’auraient pas pu être communiqués auparavant. Dans le cadre du système de portail mis en place en mars 2026, les demandes de révision doivent être accompagnées d’un résumé initial de deux pages décrivant les faits nouvellement découverts. La demande doit être déposée dans les six mois suivant la découverte de ces faits.

Otherside apporte son aide pour les demandes de révision lorsque de nouveaux éléments apparaissent.Demandes de révision
Données de 2025

Les avis de recherche en chiffres

3,325
Publication de « Blue Notices »
(2025)
16,049
Blue Diffusions
Circulé (2025)
190
Avis bleus refusés
, ou annulés (2025)
45
Art. 2 et 3 : Refus d'
s (2025)

En 2025, INTERPOL a publié 3 325 notices bleues, contre 4 078 en 2024. Les diffusions bleues, qui sont transmises directement par les B.C.N. à certains pays membres plutôt que par le biais du système officiel de notification, se sont élevées à 16 049 au cours de la même période. En 2025, INTERPOL a refusé ou annulé 190 notices bleues et diffusions pour non-conformité, dont 45 sur la base des articles 2 et 3 de la Constitution (9 au titre de l’article 2 et 36 au titre de l’article 3). Les refus au titre de l’article 3 ont plus que doublé par rapport à 2024, année où 15 avaient été enregistrés. Ces chiffres reflètent l’examen de conformité effectué par le Secrétariat général avant publication, et non les décisions du CCF.

FAQ

Foire aux questions

Qu'est-ce qu'une notice bleue d'INTERPOL ?

Une notice bleue est émise afin de recueillir des informations supplémentaires sur l’identité, la localisation ou les activités d’une personne dans le cadre d’une enquête criminelle. Il s’agit d’une demande d’assistance adressée aux 196 pays membres d’INTERPOL. Contrairement à une notice rouge, elle ne vise pas l’arrestation ou l’extradition de la personne concernée. Les notices bleues sont régies par l’article 88 du Règlement sur le traitement des données.

Une « Blue Notice » peut-elle conduire à une arrestation ?

Une notice bleue n'autorise pas en soi l'arrestation. Elle signale toutefois aux services répressifs de tous les pays membres qu'une personne fait l'objet d'une enquête pénale. Dans la pratique, elle peut entraîner des interrogatoires aux frontières, des retards lors des déplacements et un contrôle renforcé. Plus important encore, les informations recueillies grâce à une notice bleue peuvent être utilisées ultérieurement pour justifier l'émission d'une notice rouge, qui vise quant à elle l'arrestation provisoire.

Combien de temps faut-il pour faire lever une notification bleue ?

La procédure complète dure généralement entre 12 et 18 mois. Le délai légal pour les demandes d’accès est de quatre mois à compter de la date à laquelle la demande a été jugée recevable ; pour les demandes de suppression, il est de neuf mois. Dans la pratique, ces délais ne sont pas toujours respectés. Le rapport d’activité annuel 2024 de la CCF a montré que 70 % des demandes d’accès avaient dépassé le délai de quatre mois. Les cas urgents peuvent être traités en priorité grâce à des mesures provisoires.

Quels sont les motifs permettant de contester une « Blue Notice » ?

Les principaux motifs invoqués comprennent des vices de procédure (données insuffisantes ou absence de pertinence au regard de l’article 88 du RPD), des motivations politiques (article 3 de la Constitution d’INTERPOL), des préoccupations relatives aux droits de l’homme (article 2), l’absence d’enquête en cours, le non-respect des critères requis concernant le statut de la personne visée, ainsi que les cas découlant de litiges privés ou commerciaux plutôt que d’affaires pénales avérées. La CCF a ordonné la suppression de notices bleues pour des motifs politiques relevant de l'article 3 dans des décisions publiées.

Puis-je savoir si je fais l'objet d'un avis bleu ?

Les avis bleus ne sont pas publiés sur le site web public d’INTERPOL. Leur consultation est réservée aux services chargés de l’application de la loi. La seule façon de vérifier si vous faites l’objet d’un avis bleu est d’adresser une demande d’accès au CCF via le portail en ligne dédié. Si vous avez rencontré des difficultés aux frontières, essuyé des refus de visa ou rencontré des problèmes de conformité laissant supposer que des données d’INTERPOL pourraient être en cause, une demande d’accès constitue la première démarche appropriée.

Ai-je besoin d'un avocat pour contester une « Blue Notice » ?

Il n'existe aucune obligation formelle d'être représenté par un avocat devant la CCF. Toutefois, la CCF applique un cadre juridique détaillé et technique fondé sur la RPD et la Constitution d'INTERPOL. La qualité du dossier, la structuration des arguments conformément aux règles applicables et la présentation des pièces justificatives ont toutes une incidence déterminante sur l'issue de la procédure. Le recours à un représentant juridique professionnel augmente considérablement les chances d'obtenir un résultat favorable.

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Notre cabinet se consacre exclusivement au droit d'INTERPOL, aux procédures CCF et à la protection des personnes contre toute utilisation abusive des systèmes d'INTERPOL. Consultez nos résultats.

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