Dans une enquête détaillée publiée aujourd'hui, Newsweek examine la décision de tenir la 94e Assemblée générale d'INTERPOL à Hong Kong en novembre prochain. L'article s'interroge sur ce que le choix du lieu révèle de l'influence croissante de Pékin sur INTERPOL, en s'appuyant sur des entretiens avec des avocats, des militants des droits de l'homme et d'anciens policiers qui estiment que se réunir dans une juridiction où des milliers de personnes ont été poursuivies en vertu de la loi sur la sécurité nationale envoie un mauvais signal aux États membres autoritaires.

Charlie Magri sur la Chine et la transparence des notices rouges

Charlie Magri, avocat spécialisé dans la défense devant INTERPOL et fondateur d'Otherside, a été interrogé dans le cadre de cette enquête. Magri a soulevé le manque persistant de transparence dans les rapports d'INTERPOL sur les demandes de notices rouges :

« Nous ne savons pas combien de notices sont demandées par la Chine ni combien sont refusées. Mais il est très probable qu'elle figure parmi les cinq premiers demandeurs. »

Magri a confirmé qu'il représente actuellement plusieurs clients chinois contestant des notices rouges. Il a déclaré à Newsweek que les demandes chinoises sont en augmentation : « En ce moment, j'ai le sentiment qu'il y a de plus en plus de clients venus de Chine. »

L'Assemblée générale d'INTERPOL à Hong Kong : le contexte

L'enquête de Newsweek aborde également les préoccupations plus larges liées à la tenue de la réunion d'INTERPOL à Hong Kong. Des policiers de 196 États membres sont attendus à la 94e Assemblée générale du 17 au 20 novembre. Le Bureau de la sécurité de Hong Kong a présenté l'événement comme une occasion de démontrer l'engagement de la ville en faveur de la coopération internationale en matière de police. Les critiques, en revanche, pointent les poursuites engagées contre des journalistes et des acteurs de la société civile en vertu de la loi sur la sécurité nationale et s'interrogent sur la capacité des reporters et des ONG à y participer librement.

L'article paraît à un moment où les propres chiffres d'INTERPOL font apparaître une forte hausse de l'activité liée aux notices rouges. En 2025, l'organisation a publié 19 568 notices rouges, contre 15 548 en 2024, qui constituait déjà une année record. Le filtrage interne de conformité d'INTERPOL signale également davantage de demandes. En 2025, 558 alertes ont été refusées ou annulées pour des motifs liés aux droits de l'homme ou à la neutralité politique (articles 2 et 3 de la Constitution d'INTERPOL), contre 305 l'année précédente. Le nombre total de rejets, toutes catégories confondues, a atteint 2 550. INTERPOL ne publie pas de ventilation par pays, ce qui rend impossible l'identification des États membres à l'origine de cette augmentation.

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